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Greater Moncton Pest Control Commission

Programme de démoustication

Dans son programme de démoustication, la Commission de désinsectisation du Grand Moncton (CDGM) suit un modèle de lutte intégrée. Parce que les maringouins jouent un rôle important dans l’écologie locale, la Commission tente de réduire la population de maringouins adultes en luttant contre les larves de maringouin.

On estime qu’un programme de larvicide pourrait réduire de 70 % la population adulte. Les 30 % restants serviraient comme source de nourriture et agents de pollinisation dans l’écologie locale.

Le programme de démoustication de la CDGM comprend 3 phases:

La surveillance de la densité des larves de maringouin dans la région du Grand Moncton;
L’épandage de pesticides biologiques;
Le comptage après l’épandag

Comptage des larves

Plus de 190 sites de la région du Grand Moncton font l’objet d’une surveillance continuelle. Certains de ces sites sont seulement actifs au printemps ou après des pluies abondantes. Les marais le long de la rivière Petitcodiac sont les plus importants foyers de reproduction des maringouins et font donc l’objet d’une surveillance au moins une fois par semaine.

Les personnes chargées de la surveillance pénètrent sans bruit sur le site avec un puisoir de 250 ml à long manche et prennent un échantillon en vue d’établir la densité des larves dans le site. D’habitude, on trouvera 250 larves par puisoir au printemps, tandis qu’à la fin de l’été, au plus fort du cycle de reproduction, on en trouvera 5 à 10 par puisoir.

Les observateurs notent les conditions naturelles sur des fiches pour pouvoir établir les priorités en vue de l’épandage du pesticide. En général, on épandra du pesticide s’il y a plus de 10 larves/250 ml.

Répression

Depuis le début des années 80, la Commission utilise un pesticide biologique, le Bacillus thuringiensis Israelensis (Bti).

Le Bti est une bactérie d’origine naturelle que l’on trouve dans le sol. Il produit seulement son effet pendant la métamorphose larvaire et demeure efficace pendant un ou deux jours. Selon la teneur en matières organiques, l’acidité et la température de l’eau dans laquelle il est dissout, le Bti peut agir pendant une période de une à quatre semaines. Le Bti se vend en granulés et contient des spores et des cristaux d’endotoxine delta du Bacillus thuringiensis, sérotype H-14 (B.t., H-14). La CDGM utilise les granulés.

L’épandage des larvicides se fait à la main ou à l’aide d’un épandeur centrifuge sur un véhicule tout terrain. Pour l’épandage à la main, des personnes en rangs portent un sac des larvicides, marchent en tandem et épandent la quantité voulue de granulés. La topographie du site ainsi que la dispersion de l’eau permettent de déterminer quelle méthode sera la plus efficace.

Voir la page du matériel pour des illustrations du matériel d’épandage et de sécurité utilisé par les employés de la commission.

Comptage après l’épandage

Le contrôle de la qualité a une importance primordiale pour l’efficacité du programme de lutte contre les larves. Chaque site est visité 24 heures après l’épandage pour s’assurer que l’épandage a réussi et que toutes les mares d’eau ont été traitées.

S’il y a toujours des larves après 48 heures, on fera un autre épandage. Le Vectobac est très efficace et il est rare que le taux de destruction soit inférieur à 100 %.